Entre les dernières convulsions des guerres de religion et le verrouillage du système absolutiste, soit, approximativement, entre le début du règne d’Henri IV et la mort du cardinal de Richelieu se développa en effet en France une littérature originale aujourd’hui trop souvent négligée.
Plusieurs auteurs rechignèrent longtemps à se soumettre béatement aux règles du « bon usage » qui se mettaient alors inexorablement en place sous le regard vigilant du Cardinal et de son académie. Ces esprits libertins sentaient bien que, tout en serrant la vis du vocabulaire, de la grammaire et du style, et en encadrant d’une façon de plus en plus contraignante la production littéraire, ces règles visaient surtout à imposer fermement l’orthodoxie sociale, morale et religieuse.
Ce sont quelques-uns de leurs ouvrages, devenus pour la plupart difficilement accessibles en dehors des grandes bibliothèques universitaires, que l’éditeur Lysis entreprend aujourd’hui de proposer de nouveau à la curiosité du public. |