Haut potentiel : transformer l’hypersensibilité en atout pour comprendre le monde

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Par Dr Olivier Revol, Roberta Poulin et Doris Perrodin

Extrait du livre 100 idées pour accompagner les enfants à haut potentiel

Le plus difficile est certainement de trouver les outils adéquats pour enseigner à nos enfants HP comment gérer leur « trop plein » d’émotions.

Étant donné qu’avec les années il devient difficile et épuisant de se battre contre cette hypersensibilité qui fera toujours partie d’une personne à haut potentiel, il est beaucoup plus intéressant, pour ne pas dire nécessaire, de lui apprendre à s’en servir et à ne plus être contraint de la subir passivement ou de la combattre.

Parvenir à s’en faire une alliée peut demander du temps, cela ne se fait pas du jour au lendemain bien entendu, mais le jeu en vaut largement la chandelle. Les bénéfices d’un tel retournement de situation étant grands, à commencer par une estime de soi reboostée.

Quand, pour une raison ou une autre, on ne peut bénéficier d’un suivi de qualité, correspondant aux besoins spécifiques d’un enfant à haut potentiel, il est néanmoins possible, sans appui extérieur, d’avancer ensemble dans l’unité familiale (à condition qu’il y ait précisément une véritable unité ! Cela est infaisable s’il y a désaccord entre les parents dans la manière d’aborder la question, par exemple). Les personnes à haut potentiel ont une très grande capacité à ce qui pourrait s’apparenter à une forme de « résilience » : de nombreux adultes qui, étant enfants, ignoraient qu’ils étaient HP sont parvenus seuls, grâce à un apprentissage par essai et erreur, à faire un atout de leur hypersensibilité. Mais ils n’ont pas eu la chance de pouvoir être épaulés par leurs parents, ce qui aurait probablement allégé et facilité leur parcours.

Nos enfants, eux, ont la chance de pouvoir être repérés, d’être compris et considérés dans leurs spécificités, et accompagnés. Ainsi, l’aide des thérapeutes (psychothérapie, sophrologie, kinésiologie, hypnose, art-thérapie, zoothérapie,relaxation, méditation de pleine conscience, …) peut être
d’un grand soutien, à condition de trouver ce qui conviendra le mieux à la personnalité de chacun et qu’une relation de confiance puisse être établie entre le thérapeute et la famille (et surtout avec l’enfant, puisque c’est de lui dont il est question !).

Chaque enfant étant différent, il n’y a pas de solution standard que l’on pourrait appliquer uniformément. Il faut parfois tenir bon face à une série d’échecs avant de trouver le meilleur moyen d’aider son enfant, selon son propre profil.

Photo : pexels

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