Dyscalculie : l’erreur n’est pas une faute !

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Par Josiane Helayel & Isabelle Causse-Mergui.

Extrait du livre 100 idées pour aider les élèves « dyscalculiques »

L’erreur occupe une place importante pour un élève puisque, dans la majorité des cas, elle entraîne pour lui des réprimandes, voire des mauvaises notes et des sanctions.
Souvent, c’est l’élève lui-même qui doit la « corriger », la confronter à la « bonne solution ». Elle est considérée comme une « faute » qu’il faudra « éliminer », au lieu de servir d’indice révélateur d’un apprentissage incomplet, mettant en évidence qu’il faut repartir de là pour construire ou reconstruire un apprentissage correct. Il faut voir en l’erreur un obstacle à surmonter pour apprendre.

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Dyslexie : les rendez-vous en orthophonie

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Par Anne-Marie Montarnal.

Extrait du livre Mon enfant est dyslexique.

L’enfant présentant un trouble du langage oral et/ou écrit, ou l’enfant dysphasique et/ou dyslexique, sera pris en rééducation orthophonique. Ses rendez-vous d’orthophonie l’accompagneront pendant de nombreuses années et, tout au long de ce parcours, les parents devront soutenir leur enfant, nouer des contacts fructueux avec le rééducateur et s’intéresser aux contenus des rééducations.

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Pourquoi faut-il lire des comptines à un enfant dysphasique ?

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Par Monique Touzin et Marie-Noëlle Leroux

Extrait du livre 100 idées pour venir en aide aux enfants dysphasiques.

Tous les enfants aiment les comptines, parce qu’elles ne font que peu appel à la compréhension, qu’elles sont rythmées et donnent un aspect ludique au langage. Elles s’apparentent en effet à une sorte de langage musical, associant un rythme verbal, des rimes et une mélodie. Elles donnent envie aux enfants de bouger, de danser, permettent aussi de trouver plaisir à jouer avec les mots et les sons, à retenir des séquences, à moduler sa voix en intensité, hauteur, intonation, c’est-à-dire de façonner une prosodie. Chez les petits, elles permettent aussi d’associer des gestes à des paroles.

Malgré ses difficultés de langage, l’enfant dysphasique prend plaisir à apprendre les comptines : en favorisant une approche ludique de la langue, de sa forme sonore, de son rythme, elles présentent également un intérêt pédagogique.

L’enfant prend conscience des sons qui se ressemblent, des syllabes identiques qui terminent des mots différents, du rythme qui aide au traitement cognitif du langage. Il s’amuse des répétitions de sons, des reformulations des phrases qui témoignent de la multitude des modèles de phrases. À force de répétitions, il intègre des notions sur la langue qu’il ne perçoit pas dans le discours habituel.

Cela lui permet aussi de mémoriser des séquences et de faire des apprentissages comme les noms des jours de la semaine, les lettres, la suite numérique (« 1 2 3 nous irons au bois, 4 5 6 cueillir des cerises… »). Le caractère constant des comptines, d’une fois à l’autre, est un élément rassurant, il donne des référents stables à l’enfant d’où il pourra extraire les éléments constitutifs de la langue qu’il pourra ensuite transférer et généraliser.

Les comptines permettent aussi d’améliorer la production et l’articulation de certains sons, favorisent la discrimination de sons proches, mais non identiques, et le développement du vocabulaire et de la syntaxe

Pour l’enfant dysphasique, tout cela reste vrai, mais il faudra tolérer le fait que les comptines, reconnaissables par leur mélodie et leur rythme, seront souvent déformées sur le plan de l’articulation. Néanmoins, l’enfant pourra trouver du plaisir à les chanter, avec les gestes au besoin, comme quelque chose d’appris, de stable dont il sera fier. La précision s’acquerra peu à peu, les déformations deviendront moins nombreuses, et cela créera chez l’enfant des automatismes articulatoires et d’enchaînement de mots.

C’est donc une activité à privilégier chez les jeunes enfants dysphasique, dans un moment de proximité et de complicité avec l’adulte et éventuellement d’autres enfants, sans être trop exigeant sur l’exactitude, mais en prenant du plaisir.

photo : pexels

Conscience phonologique et orthographe

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par Monique Touzin

Extrait du livre 100 idées pour venir en aide aux élèves « dysorthographiques »

Les capacités orthographiques précoces sont liées à la phonologie : il faut en effet savoir que les mots sont constitués de sons pour pouvoir les transcrire. On appelle conscience phonologique la capacité à percevoir, à découper et à manipuler les unités sonores du langage tels les phonèmes (les sons), les syllabes et les rimes. La prise de conscience des unités phonologiques comme les syllabes et les phonèmes, ainsi que leur traitement explicite et l’apprentissage des correspondances entre lettres et sons sont fondamentaux pour l’acquisition de la lecture et de l’écriture. Lire la suite

L’auto-évaluation de l’élève dyslexique

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Par Gavin Reid & Shannon Green

Extrait du livre 100 idées+ pour venir en aide aux élèves dyslexiques

Il est important de donner la possibilité aux élèves dyslexiques de s’auto-évaluer. Cet « entraînement » est utile, car il montre que l’élève a compris l’essentiel de ce qu’il a lu ou étudié. Les exercices doivent être conçus de telle sorte que l’élève puisse vérifier qu’il les a faits correctement. Ces auto-évaluations peuvent également être utilisées lors des révisions. À la fin d’un devoir, un questionnaire peut être utile pour constater les progrès accomplis.

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Troubles de l’attention : reconnaître les symptômes chez son enfant

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Par Francine Lussier.

Extrait du livre 100 idées pour mieux gérer les troubles de l’attention

Quand un enfant présente de l’agitation, de l’impulsivité, des problèmes d’inattention, on se demande toujours un peu pourquoi il est comme ça. Très souvent, on attribue en premier lieu ses problèmes de comportement à son fichu caractère, puis rapidement, on se blâme. Quand, en plus, l’école ne parvient pas davantage à gérer les comportements de votre enfant et vous en attribue aussi la responsabilité alors que vous faites tout pour bien l’encadrer, vous devez vous questionner sur les causes de ces comportements.
Voici quelques symptômes qui vous orienteront si vous croyez que votre enfant présente un problème neurologique.

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Rendre son enfant autonome au collège

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Par Alain Corneloup.

Extrait du livre 100 idées pour réussir son entrée au collège

L’autonomie, c’est le fait de s’administrer seul. « Est-ce possible pour mon enfant ? » Bien sûr que non, bien que, tout au long de l’école élémentaire, vous n’avez pas cessé de lui demander de s’organiser tout seul. De plus, autonomiser son enfant, c’est un peu s’éloigner de lui. Lorsqu’il volera de ses propres ailes, prendra-t-il toujours la direction que vous auriez souhaitée ?

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